mercredi 20 mars 2019

Montserrat


LE POMPEÏ DES CARAÏBES

Territoire Britannique d'Outre Mer




Jeudi 19 Mars 2019

Christophe Colomb en 1943 baptise cette île Montserrat en voyant paraît -il des montagnes semblables à celles proche du monastère bénédictin de Montserrat dans la région de Barcelone.

Dans les années 60, de nombreux catholiques Irlandais se réfugient sur l’île. Le village St Patrick au Sud a été détruit mais la célébration de la fête est restée, c’est même un jour férié sur l’île.


Après 6heures d’une belle navigation vent de travers depuis la Guadeloupe, nous apercevons la face Est de l’île de Montserrat.
Une face abrupte, aride, vierge de toute végétation.

Nous arrivons dans le seul port de à l'Ouest de l'île.
Le mouillage est cette fois ci un peu plus confortable que lors de notre premier escale bien qu’un peu rouleur tout de même.


Nous jetons l’ancre devant la plage de Little Bay.



 Le lendemain matin, nous laissons l’annexe au quai des ferrys venant d’Antigua et des petits cargos assurant le fret sur l’île pour effectuer notre clearence auprès des autorités (35EC)




 Possibilité de faire le check-in et check-out en même temps.



Nous ne faisons pas tamponnés nos passeports car personne au service de l'immigration

Après 10mn de marche jusqu’au rond point au dessus du port, nous prenons un bus collectif vers le Sud jusqu’au dernier village dans la zone autorisée.
Un chemin abrupt monte au nouvel observatoire volcanique - le MVO- construit en Décembre 2002 où des scientifiques surveillent de près les activités de ce volcan.


LE MVO - MONTSERRAT VOLCANO OBSERVATORY -

 L’activé du volcan est surveillé en permanence afin prévenir la population 
et prendre les mesures qui s'imposent pour la sécurité de tous.
On voit en bleu les phases d'activité intense

De cet endroit, nous avons un bon point de vue sur le volcan.


Nous sommes les seuls visiteurs 
ainsi nous pouvons voir le film en français sur l’histoire tragique de cette île et de son volcan


Ce documentaire retrace l’activité du volcan « Souffière Hill » avec des images incroyables.
Des coulées pyroclastiques qui ressemblent  le jour à d’énormes choux fleurs gris dévalant les pentes à plus de 150km/h et formant des nuages denses de cendres en convection.


La nuit ces coulées luisent de chaleur avec des températures proches des 600° incinérant tout sur leur passage.


Les écroulements de roches en périphérie du dôme sont des blocs incandescents de lave  récemment extraits des profondeurs de la terre. En roulant le long des pentes, ils se brisent en morceaux de plus en plus petits laissant échapper les gaz sous pression qu’ils emprisonnaient.

Les premiers cycles d’évacuation des habitants commencent en Aout 1995 à la demande des scientifiques du MVO. Le volcan longtemps endormi se réveille.
Le dôme du cratère grossi et devient de plus en plus instable.
Les problèmes ont commencés en 1989 avec l’ouragan « HUGO qui a dévasté l’île et depuis le 11 Septembre 1996 de nombreuses éruptions volcaniques dévastatrices se produisirent, le dernier événement enregistré date de 2010.
La belle capitale Plymouth, l’ancien aéroport, des dizaines de villages balayés et envoyés à la mer sont rayés de la carte ou dorment sous un amas de cendres. 19 personnes ont perdus la vie.


De nombreux habitants qui avaient tout perdu ont préféré quitter l’île non pas par peur du volcan mais parce qu’ils n’avaient plus d’avenir ici, plus d’école pour leurs enfants.
Sur les 15 000 habitants, il ne reste pus que 5000 âmes.
Aujourd’hui, plus de la moitié de l’île  (le Sud et l’Est) est interdite. Une zone d’exclusion pour la navigation s’étend sur 2Mn au sud.


On renoncera à visiter ces ruines avec un guide (120$) par peur de ressentir trop d’émotion en se déplaçant dans ce triste décor cendrés, en pensant à ces gens qui ont subi un tel traumatisme fuyant ce monstre et laissant tout derrière eux.
C’est la première île que nous voyons depuis le début de notre voyage si cruellement touchée par l’irruption d’un volcan.

Ailleurs sur l’île , la végétation est très verdoyante, le sol très fertile. Au cours de notre ballade, nous ramenons 10kg de mangue, et 2 noix de coco.


 Noix de coco excellente



En apnée, nous voyons sous la coque de notre voilier une maman raie avec son petit, 3 énormes poissons d’environ 1,50m ressemblant à des barracudas et au creux les rochers près de la falaises des petites langoustes que nous laisserons grandir.

La vie s’écoule tranquillement à Monteserrat. On comprend mieux maintenant pourquoi les habitants nous disent qu’il n'y a pas de ville. Ce qui restent ce sont des petits villages avec quelques petits commerces. Ils nomment l’ancienne capitale « Old Town » là où étaient concentrés toutes les activités de l’île.



Les habitants restent des gens très sympathiques et chaleureux. Nous avons fait à plusieurs reprises du « stop » pour nous déplacer. Il ne faut pas attendre longtemps avant qu’une voiture s’arrête.
Une automobiliste nous a même ramené au port alors que ce n’était pas son chemin -Tout simplement incroyable-

DEMAIN L’ÉQUIPAGE DE MAKANI MET LE CAP SUR L'ILE DE STATIA


Appelée aussi St Eustache, cette île se situe en dehors du circuit classic des voileux.












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