mardi 31 mai 2022

LES MARQUISES 1/5 - ILE DE FATU HIVA -


                                                        ARCHIPEL DES MARQUISES

                                                        TELLEMENT AUTHENTIQUE



                                Seules 6 des 12 îles de l'Archipel des Marquises sont habitées par l'homme



Les équipages Tour du Mondistes en rêvent. La route vers l W nous conduit pour notre 1ère escale après Panama et les Galapagos aux îles Marquises. C’est la plus longue traversée  pour MAKANI II - 3000Mn et 20 jours de mer.

La mer est un peu agitée, le bateau roule pas mal, mais nous faisons route vers la Polynésien Française sur un même bord.   Les nuits sont tranquilles, on fait des quarts toutes les 4 heures. Nous verrons uniquement un bateau de pêche chinois durant ces 3 semaines de mer.

Parfois le temps nous semble long, parfois on se met à rêver, à remonter le temps qui passe, à revivre en pensée notre vie d'avant... enfin des choses bizarres dans notre tête.

Nous regardons des films, lisons des livres quand le bateau est assez stable, jouons à des jeux de société...

On aperçoit certains jours des dauphins, des baleines, des bancs de thon...

Les nuits étoilées on se plaît a contempler la voûte céleste c'est trop beau.



                            QUELQUES BELLES PRISES LORS DE NOTRE TRAVERSEE

La dernière semaine de navigation, on tangonne le génois avec nos voiles en ciseaux.



A 50Mn, on aperçoit la terre. Au loin l’île de Fatu Hiva se détache des nuages. C‘est sûr, on va atterrir de nuit, pas cool du tout.



On décide de jeter l’ancre devant le village de OMOA sur l'île de Fatu Hiva.  La baie est plus vaste, pas de danger apparent.
Quelques petits bateaux de pêche sont accrochés sur des bouées, on entend les vagues se fracasser sur la plage et sur les rochers. De chaque côté, des falaises nous entourent. A 21h, on ancre au milieu de la baie. Il fait nuit noire, de la houle secoue le bateau, mais on est tellement heureux d’être arrivé. Après avoir activé notre alarme de mouillage, nous allons nous coucher pour une nuit pleine de beaux rêves. On est aux Marquises.

Au lever du jour, le lendemain, le paysage qui nous entoure est à couper le souffle, on en a tellement rêvé depuis ces dernières années, on a tellement imaginé ces paysages pendant notre Transpac. C’est juste incroyablement beau.



 Jeudi 26 Mai 2022 : Ile de Fatu Hiva 





Les villageois aiment leur isolement. 50 Mn leur séparent  de l’île de Hiva Oa. Pas d’aéroport, seulement un cargo qui est arrivé le lendemain matin dans la baie de'OMOA. Un bateau de liaison inter-îles dessert les îles du Nord  2 fois par semaine. Les évacuations sanitaires se font par Hélicoptère, comme on a pu le voir le lendemain également de notre arrivée.


                    L'ARUENI 5 UN CARGO MI MARCHANDISES- MI TOURISTES 




Au village, on trouve l’essentiel : Poste, Mairie, infirmerie, petite épicerie, école primaire, 2 petits snacks dont le premier à l’entrée du village possède la wifi.


TROC AVEC CETTE FAMILLE - AVOCAT, PAMPLEMOUSE, BANANES CONTRE PETITE BOUTEILLE DE RHUM, FARINE, SUCRE...


Il nous a été possible d'échanger des Euros contre des Francs Pacifique à l'épicerie.



Les villageois nous accueillent avec le sourire, s’arrête pour nous parler de la vie de leur village, les pêcheurs nous raconte leur meilleur prise. Notre premier contact avec les Marquises se produit comme dans nos rêves. Nous rentrons au bateau le sac à dos chargé de fruits données gracieusement par les villageois rencontrés au bord du chemin.



Ici, la nature est généreuse. Des arbres fruitiers partout, de l'eau de source, la mer, une rivière.

UN ARBRE A PAIN SUCCULENT EN PUREE...  


LES COQS SONT EN LIBERTE PARTOUT -
DES COMBATS SONT REGULIEREMENT ORGANISES



Nous prenons du plaisir à flâner dans le village, à lever les yeux pour admirer ces beaux paysages.
LA PETITE EGLISE



Les jours suivants, nous randonnons sur les hauteurs de l'île afin de soulager nos jambes un peu lourdes après 3 semaines de mer. 

LE PETIT PORT N'EST PAS PROTEGE DE LA HOULE ET LE DINGHY SOUFFRE




Nous revenons le sac rempli de mangues.



Nous levons l'ancre pour rejoindre le village d'HANAVAHE, connu par les voiliers du monde entier pour sa célèbre BAIE DES VERGES - appelée maintenant LA BAIE DES VIERGES - 



Les premiers Evangelistes arrivés sur l'île avaient trouvé ce nom peu catholique et l’on rebaptisé Baie des Vierges.



C'est tellement incroyable pour nous de faire escale ici. On pensait être seuls au mouillage, mais une douzaine de bateaux sont ancrées dans cette baie très profonde et étroite.






Suprise, on mouille jusqu'à côté du voilier jaune TARAVANA. Nos copains Agathe et Max partis 1 mois avant nous de Panama.

On est très heureux de passer à nouveau de bons moments ensemble, d'évoquer nos transpac, nos ennuis, nos joies...


On fait une belle randonnée jusqu'à la cascade. On se trompe d'itinéraire et le capitaine sûr d lui continue dans la boue . Hop, demi-tour et 30minutes après, quel plaisir de se baigner dans l'eau douce.










C'est le jour de la fête des Mères, une famille nous appelle en redescendant  de la cascade pour m'offrir une couronne de fleurs. Je suis tellement émue en ce jour particulier loin de mes enfants que je verse des larmes.



Le soir venu, on fête comme il se doit notre arrivée dans cette baie mythique

CHAMPAGNE ET FOIE GRAS


On assiste aux débarquements des marchandises et des touristes de l'ARANUI 5 sur le petit quai. La houle rentre avec force et ici aussi le dinghy souffre. Il va falloir mettre une protection à l'avant.









Sur le port, nous faisons la connaissance de Christian et Thérèse, un couple de Marquisiens qui  s’occupe des voiliers de passage. Il nous ouvre leur maison pour nous connecter à internet car à Hanavahe, pas de réseau.  Le matin tôt , nous nous connectons chez eux afin de pouvoir parler à nos enfants en France. Ces gens sont vraiment sympathique et tout ça gratuitement.

On organise avec d'autres équipages au mouillage un repas dans leur maison. 

Crudites, Poisson cru au lait de coco, cuisse de poulet rôti,  ragout de chèvre, cochon sauvage, frites...

Ils n'arrêtent pas de nous répéter  " Il faut tout manger" " mais c'est pas pas possible "Et bien vous emportez les restes"




Les jours suivants, on ira souvent les saluer, parler de la métropole où vit une de leur fille. 

Alain contrôle la température de leur congélateur qui ne produit plus assez de froid.



                                        On fait de belles randonnées très tranquilles.





Après ces quelques jours sur l'île de Fatu Hiva, nous hissons les voiles pour celle d'Hiva-Oa  










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